Textes de Reptile

REPTILE
(avec Derrick McKenzie)
FGL Music 2005.
 

1 - Tu Me Manques - 4:50
Francis Lalanne

2 - Ni Les Mots Ni Les Mains - 4:19
Musique : Derrick Mc Kenzie / Hazel Fernandez
Paroles : Francis Lalanne

3 - L'Âme De L'Homme - 3:08
Musique : Derrick Mc Kenzie / Francis Lalanne
Paroles : Francis Lalanne

4 - Freestyle - 3:39
Francis Lalanne

5 - Laisse Toi Aimer - 4:31
Francis Lalanne

6 - Trois Anges Dans Mon Paradis - 3:47
Musique : Derrick Mc Kenzie / Francis Lalanne
Paroles : Francis Lalanne

7 - Reptile - 3:30
Francis Lalanne

8 - On Se Ressemble - 6:17
Francis Lalanne

9 - Insane - 3:06
Francis Lalanne

10 - Dors Mon Petit Papa - 4:08
Francis Lalanne

Drums and Programming : Derrick McKenzie
Bass :
Alex Meadows
Electrics and Acoustics Guitars :
Tony Remi
Acoustics Guitars :
Francis Lalanne
Percussions and Backing vocals :
Sola Akingbola
Keyboards and Piano :
Matt Johnson
Harp (Dors mon petit Papa) :
Hugh Webb
String Arrangements :
Simon Hale
Horns (Reptile) :
Laurent Kremer, Louis Ludovic, Olivier Caron
Horns Arrangements (Reptile) :
Laurent Kremer
Backing Vocals :
Hazel Fernandez, Audrey Lavergne, Fred Johannsen, Steve Balsama
Featuring : Sola Akingbola (On se ressemble)

Recording : Alex Clark at Westside studios (London)
Additional Recordings :
Eric B.Barr at Elisa Studio (Forges-les-Eaux)
Mixing :
Eric B.Barr and Derrick McKenzie at Elisa Studio (Forges-les-Eaux)
Mastering :
Chrisp at Unity Studio (London)
Publishing :
NOA Editions
Direction :
Derrick McKenzie
Production : Ari Sebag

(p) 2005 NOA MUSIC
© 2005
AUSTERLITZ MUSIC
Austerlitz Team :
Thierry Wolf, Nathalie Lallement, Arnaud Chatelain, Céline Pasturel & Damien Lemonnier

Cover Photo : Massimo Capodieci
Artwork :
Fabrice Trovato (for Epcom)

 TU ME MANQUES


Y’a eu ce coup de fil aujourd’hui
Que mon cœur a pris sur la tête
Ce vieux pote à nous qui m’a dit
Qu’t’avais trouvé quelqu’un c’est bête
Mais ça m’a fait mal et du bien
J’voulais tellement pas m’y attendre
Même si je voyais venir de loin
Le jour où faudrait bien l’entendre
J’ai pensé à toutes les malchances
Les problèmes qu’on a surmontés
Dire qu’il va falloir qu’on recommence
Mais chacun de notre côté

J’ai appris à vivre sans toi, tu sais
Mais tu me manques
J’ai appris à vivre sans toi
Mais tu me manques aussi parfois
J’ai appris à vivre sans toi, c’est vrai
Mais tu me manques
Mais tu me manques aussi parfois
Dis moi pourquoi

Y’a eu ce coup de fil sous la pluie
Que mon ciel a pris sur la tête
Ce vrai pote à nous qui m’a dit
Qu’t’avais trouvé quelqu’un c’est chouette
Toutes ces choses que j’croyais savoir
Va falloir qu’j’les apprenne encore
Qu’est-ce qui nous a pris d’plus y croire
De vouloir mieux ou quoi plus fort
J’ai repensé à c’qu’on a pu vivre
Qui valait pas le coup d’être vécu
Mais j’ai déchiré dans le livre
Toutes les pages où on s’est perdu

J’ai appris à vivre sans toi, tu sais
Mais tu me manques
J’ai appris à vivre sans toi
Mais tu me manques aussi parfois
J’ai appris à vivre sans toi, c’est vrai
Mais tu me manques
Mais tu me manques aussi parfois
Dis moi pourquoi

Fallait il renoncer
À cette certitude qu’on avait
Que rien au monde ne pourrait
Nous séparer
Jamais
Et qu’est-ce qui pourrait nous faire espérer
Qu’un jour les gens vivront en paix
Si même ceux qui se sont aimés
Finissent un jour par s’abîmer

J’ai appris à vivre sans toi, c’est vrai
Mais tu me manques
Tu me manques aussi parfois
Enfin je crois

Y’a eu ce coup de fil aujourd’hui
Sur le temps qui passe et s’arrête
Ce témoin de nous qui m’a dit
Que je serais plus moi dans ta tête
Qu’on serait plus jamais tous les deux
Qu’on serait plus jamais comme avant
Qu’on serait plus jamais amoureux
Qu’on serait plus jamais des enfants
Et c’coup d’fil qui nous dit aussi
Qu’on peut trouver des mots des gestes
Pour quelqu’un d’autre et pour la vie
De l’amour tant qu’il nous en reste

NI LES MOTS NI LES MAINS


Mets deux noms sur ton désir
Le tien et le mien
S’il vient des mots pour le dire
Surtout ne dis rien
Sunshine hidden by the moon
Let us feel the same
Butterfly in the cocoon
Invisible flame

I can feel your sensuality
Prends ce que je retiens
Ne dit rien ne fait rien
Ni des mots ni des mains
I can feel your sensuality
Don’t begin by the very end
Let the fire be sustained
Put your hand by my hand

Du plaisir de se plaire
S’emplir encore et dans l’eau claire
Où voguent nos deux naves
Entre hier et demain sentir
Qu’en nous se grave

Au rythme des cœurs qui le savent
L’instant d’avant l’instinct
Ni les mots ni les mains
Retenir le sillage
Où le gréement des corps s’engage
Et sur l’onde si lisse
Attendre encore un peu la fin
Du jour que l’on distille
Et de la nuit qui se profile
Ne goûter le délice
Ni des mots ni des mains
Tout ce qui s’imagine
À fleur de jean
Et se devine
S’exhale du satin
Et sans qu’on dise enfin
Tout se que l’âme forge
Et garde en trame dans la gorge
De la soif de la faim
Ni les mots ni les mains
S’étendre dans le vague
Avant de devenir la vague
Et d’en venir aux jeux d’humain
D’humain et de vilain
La flèche qui se fiche
De Cupidon et qui ne triche
Ni du trait ni du point
Ni des mots ni des mains

I can feel your sensuality
Lorsque je retiens
Ne dit rien ne fait rien
Ni des mots ni des mains
I can feel your sensuality
Don’t begin by the very end
Let the fire be sustained
Put your hand by my hand

Mets deux noms sur ton désir
Le tien et le mien
S’il vient des mots pour le dire
Surtout ne dis rien
Sunshine hidden by the moon
Let us feel the same
Butterfly in the cocoon
Invisible flame

L’ÂME DE L’HOMME


L’âme de l’homme est une femme qui a froid
Et pourtant me tient chaud quand je suis dans ses bras
Lorsqu’elle veut faire l’homme elle est où elle n’est pas
L’âme qui fait le mal est mâle à chaque fois

L’âme qui fait le mal fait aussi des enfants
Mais celle qui les porte est femme plus longtemps
L’une donne la vie mais l’autre la défend
L’âme de l’homme est une femme qui attend

Là où L.A.
Là où elle est
Là où elle aime
Là où elle est
Elle est humaine
Elle est woman

J’aime les filles froides
Au coin d’un bar
Les entendre les voir
Leur façon d’être en hardes
En rade dans un rade
J’aime les filles froides
Au fond des longs couloirs
Le soir
Quand les yeux se fardent
Qu’elles lancent
Au hasard
Les regards qu’elles dardent
En néons dans le noir
Qui montrent la lézarde à mon frère lézard
Et qui ne disent prend garde
Que lorsqu’il est trop tard
Moi j’aime les filles chaudes
À portée de sueur
Leur table d’émeraude
Leur verre de liqueur
En lueur en contraste
Leur goût et leurs couleurs
J’aime leur teint de mère chaste et de nonne en chaleur
J’aime la brume épaisse
Entre cœur et raison
J’aime le brouillard qui me laisse
Et soudain l’horizon
Qu’elles soient fortes où frêles
Encens dans la clarté
Je bois le vin qui coule en elles
Je dis la vérité
Et j’écris

J’aime la fille en moi qui desserre les poings
Pour libérer les doigts qui poussent sur les mains
Pour me rendre les fleurs qui terminent mes bras
J’aime l’âme de l’homme quand je ne le suis pas

Là où L.A.
Là où elle est
Là où elle aime
Là où elle est
Elle est humaine
Elle est woman
Là où L.A.
Là où elle est
Là où elle aime
Là où elle est
Elle est humaine
Elle est woman

FREE STYLE


Juste des mots, sans même te connaître
Cette envie dans la vie d’ouvrir une fenêtre
Ce manque d’air, et d’air, à l’envers
De la flamme à cet endroit de l’homme
Qui cherche une femme
Juste des mots, sans même ton adresse
Appels en archipel, sur la carte SMS
Gagner pour en finir
Un temps jeté au feu
En se laissant venir
Ailleurs que par les yeux

Free style
Give me your smile
Try to believe me when I lie
In mobili in my mobile
Just you and me
Just me and I

Oublies tout ce qu’on t’a appris
Dans les livres, dans ta maison
Sur les sentiments
Sur leur prix
Sur le cœur
Et sur la raison
Oublies
Je t’aime, qui que tu sois
Parce que mes yeux ne te voient pas
Parce que mes doigts t’imaginent
Entre les rides et le désir

Et sur le fumier de mon spleen
Comme la fleur qu’il faut cueillir
Simplement parce qu’il est tard
Simplement parce que tu es là
À cet instant, et par hasard
Où le hasard n’existe pas

Free style
Give me your smile
Try to believe me when I lie
In mobili in my mobile
Just you and me
Just me and I

Juste des mots, rien que des mots
Comme un cœur bat dans la pensée
Comme une vague a son rocher
Comme une porte a son enceinte
Une sortie au labyrinthe
Où le destin nous a lâché
Des mots comme autant de reflets
En nénuphar dans les regrets
Juste des mots, justes
Ou injustes qui s’effacent
Autant qui s’incrustent
Je dis des mots comme des fées
Comme l’effet que tu me fais
Depuis que l’on s’est dit un soir
Au téléphone et dans le noir
Qu’on s’écrirait, qu’on s’écrirait
Qu’on s’écrirait pour mieux se voir
Juste des mots pour le frisson
Parce que les mots sont…
L’émotion

Free style, free style…

LAISSE TOI AIMER


Laisse-moi aller flâner dans ton quartier
Laisse-moi aller planer dans ton ciel
Et même si cet amour n’est qu’une amitié
Oh laisse-moi te le donner
Laisse-toi aimer

N’aie pas peur d’être aimée
Comme dans les poèmes
Peur de tout ce qui bouge et qui te dit je t’aime
La peur de mes mots
Et qu’ils se promènent sur tes pensées
La peur de croire encore plus fort à l’aventure
À tout ce qui déchire après la déchirure
À tout ce qui est à inventer
La peur de faire souffrir un autre
Comme toi tu souffres par ta faute
Mais de celui que tu aimais
La peur de partir à la guerre
De l’Amour encore et de la faire
Alors que tu t’étais dit plus jamais

Laisse-moi aller flâner dans ton quartier
Laisse-moi aller planer dans ton ciel
Et même si cet amour n’est qu’une amitié
Oh laisse-moi te le donner
Laisse-toi aimer

Je n’attends rien de toi que le peu que tu donnes
Un petit mot par ci, ta voix au téléphone
Un message par là, je n’attends rien de toi
Je n’attends rien de toi, crois-moi
Je veux juste être là, que le diable me pardonne
Juste à portée de toi pour être la personne
Sur qui tu peux compter, à qui tu peux songer
Sans projet, sans danger
Être celui qui fait tout ce que tu demandes
Et ne te câliner que si tu le commandes
Et quand tu es blessée, être celui qui sait
De loin te caresser
Qui te couvre d’amour du lever au coucher
Sans avoir pour autant besoin de te toucher
Celui à qui tu peux dire ce que tu veux
Ce que tu as, qui tu es

Laisse-moi aller flâner dans ton quartier
Laisse-moi aller planer dans ton ciel
Et même si cet amour n’est qu’une amitié
Oh laisse-moi te le donner
Laisse-toi aimer

Et même si cet amour n’est qu’une amitié
Oh laisse-toi me le donner
Laisse-moi t’aimer
Laisse-toi aimer
Laisse-moi t’aimer
Laisse-toi aimer

TROIS ANGES DANS MON PARADIS


J’ai rencontré un jour au plus fort de ma nuit
L’étoile de l’amour, la flamme de ma vie
J’ai aimé une étoile et dans mon ciel de pluie
Trois anges me sont venus d’elle aujourd’hui

Trois anges dans mon paradis
Angels in my heaven
Et l’étoile en elles qui luit
The star I was given

J’ai rencontré un jour celle qui dans ma vie
Est mon meilleur amour et ma meilleure amie
J’ai aimé une étoile et dans mon ciel depuis
L’aurore, le soleil et la lune ont jailli dans ma vie

Trois anges dans mon paradis
Angels in my heaven
Et l’étoile en elles qui luit
The star I was given

Cette étoile, c’est toi
C’est toi qui m’a donné trois fois la vie
Trois fois l’amour
Trois fois le jour
Trois fois la nuit
Et depuis qu’elle est là
Depuis que j’ai pris mon vol dans son lit
J’ai tout un ciel avec moi
Qui me suit partout où je suis

Trois anges dans mon paradis
Angels in my heaven
Et l’étoile en elles qui luit
The star I was given

Trois anges dans mon paradis
Angels in my heaven
Et l’étoile en elles qui luit
The star I was given

Trois anges dans mon paradis
Trois anges dans mon paradis
Trois anges dans mon paradis

REPTILE


Je suis un reptile
Un genre d’animal à sang froid
Qu’a du bol pas de bile
À se faire qui ne s’en fait pas

Je vis sur mon île
Là où je suis où que je sois
Pas dans l’moule, dans l’mille
Que ça plaise ou non, c’est comme ça
J’ai p’t’être l’air débile
Mais j’veux pas qu’on me gâche ma joie
J’veux qu’on m’laisse tranquille
J’veux qu’des bonnes ondes autour de moi

Je suis un reptile
Un genre d’animal sous les reins
Je navigue en Nautile
À la barre de mon sous-marin

J’ai le cœur fragile
Des lézards ou des amphibiens
Côté face ou pile
Faut qu’je retombe où ça fait du bien
J’ai p’t’être l’air hostile
Mais j’veux pas qu’on me lâche les chiens
J’veux qu’on m’laisse tranquille
J’veux qu’des bonnes ondes ou je veux rien

J’ai le cœur fragile
Des lézards ou des amphibiens
Côté face ou pile
Faut qu’je retombe où ça fait du bien
J’ai p’t’être l’air hostile
Mais j’veux pas qu’on me lâche les chiens
J’veux qu’on m’laisse tranquille
J’veux qu’des bonnes ondes ou je veux rien

Je suis un reptile
Un genre d’animal comme toi
Le genre dans ton style
Comme tu les aimes, comme il « faux » pas

Un genre d’inutile
Sans lieu ni lien, sans foi ni loi
Toujours sur le fil
Jamais au bout ça va de soi
J’ai p’t’être l’air futile
Mais j’m’en fous de c’que les gens croient
J’veux qu’on m’laisse tranquille
J’veux qu’des bonnes ondes autour de moi

Prends mes bonnes ondes entre tes doigts
Prends mes bonnes ondes entre tes doigts
Prends mes bonnes ondes entre tes doigts

Je suis un reptile
Et si tu veux l’être avec moi
Va au plus facile
Prends mes bonnes ondes entre tes doigts
Prends mes bonnes ondes entre tes doigts

ON SE RESSEMBLE

Permettez que je me présente,
Je suis un être dit humain
Je ne tolère et je ne fréquente
Que celui qui me tend la main
Que celui qui me fait du bien
Quand je suis cigale, je chante
Fourmi, je ne te donne rien
Si tu me plantes, je te plante
Et s’il faut même du grain

Je n’aime que celui qui m’aime
Et je hais celui qui me hait
Je vis mes joies, je dis mes peines
Je récolte ce que je sème
Et ne sais que ce que je sais
Qui que tu sois, on se connaît

On vit ensemble
Depuis longtemps
On se ressemble
On est vivant
On vit ensemble
Ça fait un bail maintenant
On se ressemble
Puisqu’on est tous différents
Différents et indifférents

Permettez que je me libère
De vos tabous et préjugés
Au nom du père, de la mère
Et des enfants qu’ils nous ont fait dans le dos
Je suis le diable et je me marre
Quand je vois ce que l’homme a fait
De ce gros pavé dans la mare
Que le bon Dieu lui a jeté
Humain le démon qui s’empare
Du monde où son ange a chuté
Humain l’enfer qu’il se prépare
Humain, tout ce qui nous sépare
Et suffit à nous rapprocher
Humain je suis ce que tu es

On vit ensemble
Depuis longtemps
On se ressemble
On est vivant
On vit ensemble
Ça fait un bail maintenant
On se ressemble
Puisqu’on est tous différents
Différents et indifférents

Gbogbo wa lawa laiye
We all share the same world
Gbogbo wa lawa laiye wa
This is our world
Ko si yato
There is na real difference between us
Atori atorun omo iya ni won je
The head and the neck are part of the same body
Ta ba ronu o
If you think deeply…

INSANE

Tu te lèves
Avec l’envie
De foutre ta vie en l’air
Avec cette putain d’envie de mort
Qui te prend au mord
Sous les paupières
Chaque fois que tu te cognes
À ces gens
Qu’ont tous la gueule de leur argent
Les yeux fermés à l’horizon
Par des tonnes
Et des tonnes
Et des tours de béton
Ces êtres qui se croient humains
Comme autant d’étrons dans les rues
Et qui se prennent tous pour des cerveaux
Sortis du divin trou du cul
Alors tu sors dehors
Alors tu rentres en toi
T’as froid quand il fait chaud
T’as chaud quand il fait froid
Et tu fais tout ce que tu peux partout
Mais sans que rien n’y fasse
Tu dis le monde est beau
Tu dis les gens sont dégueulasses
Tu cours d’un point à l’autre
Et puis tu reviens d’où tu viens
Et tu sais plus pourquoi t’es là
Pourquoi ta vie ne sert à rien

Regarde-moi insane
Je suis toujours the same
J’ai peur comme toi
J’ai mal comme toi
Du pareil et jamais le même
Insane le same que toi
Celui qui voudrait que tout baigne
Insane je suis celui qui va
Dont le cœur bat
Celui qui saigne

Regarde-moi je suis un loup
Pour les femmes
Les hommes
Comme dit le pote à Marylou
Quoi de plus naturel en somme
J’aime baiser bouffer dormir
Aller où je veux en venir
Me faire buter le moins possible
Prendre l’autre pour cible
Je suis le fauve qui s’endort accroupi
Dans sa jungle urbaine
Avec le sang d’un indien mort
Qui pourrit dans ses veines
Allume ta pierre
Soleil mon frère
Le réverbère a le cafard
Je suis l’insecte et ma lumière infecte ton trottoir

Regarde-moi insane
Je suis toujours the same
J’ai peur comme toi
J’ai mal comme toi
Du pareil et jamais le même
Insane le same que toi
Celui qui voudrait que tout baigne
Insane je suis celui qui va
Dont le cœur bat
Celui qui saigne
Je kiffe dans le brouillard
Avec vue sur la chambre
Je kiffe dans ton placard
J’ai mis le printemps en décembre
La morale et les nerfs à vif
Je vis dans un monde fictif
Alors pour oublier je kiffe
Je kiffe parce que c’est ma naissance
Je kiffe parce que c’est ma pitance
Ma souffrance
Ma délivrance
Mon escalier pour la potence
Je kiffe à la rave de la mort
Quand elle vient en backstage
Qu’elle m’attend sans ses gardes du corps
Et que son ange gardien s’est fait tèje
Y’a du glaviot dans les fantasmes
À tous le mal invaginé
Dans le mégot de mes orgasmes
Et dans les chiottes où je suis né

Regarde-moi insane
Je suis toujours the same
J’ai peur comme toi
J’ai mal comme toi
Du pareil et jamais le même
Insane le same que toi
Celui qui voudrait que tout baigne
Insane je suis celui qui va
Dont le cœur bat
Celui qui saigne

Je veux juste habiter
Dans ma peau jusqu’au trou
Je veux juste exister jusqu’au bout
Jusqu’au cou
Je sais qu’on est vivant
Tant qu’on reste debout
Qu’on est vieux même enfant
Et qu’on nait sage
Et qu’on meurt fou
Le seul diable c’est Dieu
Quand il en a envie
Le seul diable c’est Dieu
La seule mort c’est la vie
On est tous différents
Avec nos ressemblances
On est tous ressemblants
Avec nos différences
Juifs, chrétiens, musulmans
Tous partis du même gland
Tous partis tous partants
Nés pour être mourants
On croit tous les mêmes cracks
On est tous dans le même sac
Le même bitume
Le même tarmac
Chacun sa pute chacun son mac

Regarde-moi insane
Je suis toujours the same
J’ai peur comme toi
J’ai mal comme toi
Du pareil et jamais le même
Insane le same que toi
Celui qui voudrait que tout baigne
Insane je suis celui qui va
Dont le cœur bat
Celui qui saigne.

DORS MON P’TIT PAPA


J’ai gardé ta main dans ma main
Jusqu’à ce qu’elle soit vide de toi
Tes yeux ouverts au fond des miens
Jusqu’à les refermer sur moi
J’ai senti avec ta chaleur
S’envoler ton dernier soupir
Et planer autour de mon cœur
Avant de se laisser partir
Toi qui m’a enseigné la vie
As-tu voulu que je sois là
Pour me montrer la mort aussi
Pour que j’ai tout appris de toi

Dors, mon ptit papa
Dans le ciel dans mon sang
Dans la lumière
N’aie plus peur pour moi
J’étais l’enfant, maintenant je suis le père
Et toi en moi
Même si je sais qu’ici-bas
Je pourrai plus te dire PAPA

J’ai du mal à penser à toi
Sans verser des larmes de pluie
Mais ce sont des gouttes de joie
Quand je sens ta vie dans ma vie
Que je me voie des cheveux blancs
Des rides, et tout ce qui s’en suit
Je sais que c’est moi maintenant
Je sais que je m’en vais d’ici
La mort m’a toujours fait souffrir
Mais depuis la tienne, je crois
Que je n’ai plus peur de mourir
Puisque c’est aller où tu vas

Dors, mon ptit papa
Dans le ciel dans mon sang
Dans la lumière
N’aie plus peur pour moi
J’étais l’enfant, maintenant je suis le père
Et toi en moi
Même si je sais qu’ici-bas
Je pourrai plus te dire PAPA

J’ai lavé ton corps, l’ai vêtu
L’ai mis dans la maison de bois
Où l’on t’a porté disparu
Avec ton rire, avec ta voix
Trois roses jetées dans le trou
Et la terre pour les couvrir
Moi au-dessus, toi en dessous
Et plus rien que les souvenirs
Je suis rentré à la maison
Où maman m’attendait sans toi
Et puis j’ai fait cette chanson
Pour te dire encore une fois
PAPA... PAPA

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