Rentre chez toi

RENTRE CHEZ TOI
Les Trois Oranges Bleues / Philips 1979.
Rentre chez toi - V'là huit heures - Papa a giflé maman - J'suis qu'un vieux camionneur - La maison du bonheur - Marteau piqueur - J'ai de la boue au fond du cœur - J'ai vingt ans.

RENTRE CHEZ TOI


Avec tes badges et tes photos
Tu sors de l’école en vitesse
Tu rentres chez toi sans dire un mot
Et quand tu pars c’est l’feu aux fesses
Qu’est ce que tu as ?

Et quand le concert est fini
Tu viens t’asseoir devant ma loge
Et t’attends que je sois sorti
T’es là et personne te déloge
Qu’est ce que tu as ?

Qu’est ce que tu veux, qu’est ce que tu as ?
Qu’est ce que tu fous devant ma porte
Et qu’est ce que tu attends de moi ?
Qu’est ce que tu veux que je t’apporte ?

L’amour ? Mais l’amour c’est pas ça
L’amour c’est pas comme on t’en cause,
Comme on te montre au cinéma
Tu sais l’amour c’est autre chose
Qu’est ce que tu crois ?

J’suis qu’un travailleur comme tout l’monde
Moi ma boutique c’est les studios
Et tout c’qu’on dit de moi sur les ondes
C’est des bobards pour les journaux
Qu’est ce que tu crois ?

Qu’est ce que tu crois qu’j’suis dans la vie
J’suis rien qu’un mec comme toi et moi
Aussi lâche que n’importe qui
Aussi bon que n’importe quoi
Qu’est ce que tu crois ?

Tu sais la vie c’est difficile
Il faut l’apprendre dans la rue
Va te promener dans la ville
Va mettre ton cœur là où ça pue

Ta vie tu la perds dans tes rêves
Moitié télé moitié radio
Mais quand la vie te les enlève
T’es comme un marin sans bateau
Rentre chez toi

Tu sais pour peu qu’on soit sincère
On se sent toujours loin de soi
On est tous perdu sur la terre
On se sent seul où que l’on soit
Rentre chez toi

Tu sais je remplacerai pas ton père
Regarde-le bien dans ta maison
Quand il est tout contre ta mère
Quand il l’embrasse sur le front
Rentre chez toi

Crois-moi ta place elle est pas là
C’est chez toi qu’est ta vraie maison
Moi, ma maison c’est les galas,
Les hôtels et puis le goudron

Mais oui j’sais bien que t’es jolie
T’es jolie comme une fleur qui pousse
Mais j’baise pas mieux qu’tes petits amis
J’f’rais qu’des rides à ta p’tite frimousse
Rentre chez toi

T’as dix sept ans faut que t’existes
C’est chouette que tu aimes mes chansons
Mais ça sert à rien un artiste
Quand on ne jure que par son nom
Rentre chez toi

Tu sais un jour un mec viendra
Qui t’aimera bien plus fort que moi
Parce que le mec qui t’aimera
C’est celui qui restera avec toi
Et moi j’peux pas

Tu sais le bonheur c’est que dalle
Il suffit d’un rien quelquefois
Mais on a vite fait d’faire du mal
Quand on triche avec ces choses-là

Tu sais l’amour ça s’fait pas en cavale
Il faut s’aimer beaucoup avant
Et toutes ces pilules qu’on avale
C’est pas des jouets pour les enfants
Rentre chez toi

Moi ce que j’voudrais c’est être l’ami
De tous ceux qu’ont peur et qu’ont froid
Et chanter les mots de leurs cris
J’veux être ta voix, pas être ton roi
Rentre chez toi

Faut pas mouiller tes jolis yeux
Tu sais dedans mon cœur je t’aime
Parce que l’amour c’est contagieux
Ce soir j’vais écrire un poème
Rien que pour toi

Une chanson pour sécher ta pluie,
Une que tes copains sauront pas
Un truc qui fait va dans la vie
Un truc qui dit « rentre chez toi...

V’LÀ HUIT HEURES

V’là huit heures sur mon oreiller
Y a mes rêves du soir qui se sont froissés
V’là huit heures il faut s’réveiller
Dire qu’y va encore falloir aller bosser
J’pourrai jamais sortir d’mon pieu
J’ai comme une envie d’bailler au fond des yeux
Si l’réveil avait pas sonné
A cette heure-ci j’serais p’t’être encore en train d’rêver

Fais du feu dans ton amour
Mon âme a coupé du bois je viens vers toi
L’chat a pissé sur l’abat jour
Ça fait deux fois, on dit jamais deux sans trois
Pauvre métro, pauvre dodo
Qu’ils ont l’air mort les gens qui vont au boulot
Les voir ça m’fait froid dans les yeux
Mais le pire c’est que j’sens bien que j’suis comme eux

Passer sa vie dans des tuyaux
D’y penser ça m’ fout des frissons dans le dos
La fille sur l’escalier roulant
Elle est belle, mais elle monte et moi je descends
À quoi ça rime de faire des vers
Quand on vit le cœur fermé, les yeux ouverts
Moi, j’voudrais vivre ailleurs qu’ici
L’était belle cette fille, pourquoi j’ lui ai pas dit ?

C’est dingue ce qui me passe par la tête
Des envies de meurtre et des envies de pleurer
Je ferai l’amour à Marinette
Si ses parents lui laissaient l’temps de respirer
Souffler la bougie du bonheur
Et pour un soir bloquer tous les ascenseurs
Prendre son rock à bras le corps
Faire péter les murs et les escalators

V’là huit heures sur mon oreiller
Y’a mes rêves du soir qui se sont froissés
V’là huit heures, le temps d’m’habiller
De boire un café, tout va recommencer

PAPA A GIFLÉ MAMAN


Papa vient de sortir il a giflé maman
Maman vient de souffrir devant mes yeux d’enfant
Il a claqué la porte il a foutu le camp
Il a claqué la porte au nez de mes vingt ans

Maman vient de souffrir devant mes yeux d’enfant
J’ai vu ses yeux mourir, s’éteindre en un moment
L’a suffi d’un regard pour que je sois mort-né
Après vingt ans d’espoir et me voilà paumé

Et m’ voilà comme un gosse qu’est victime des grands
Et m’ voilà comme un gosse qu’a perdu ses parents
Faut pas croire qu’à vingt ans on a du poil au cœur
Faut pas croire qu’à vingt ans on craint pas la douleur

Et qu’on est forcément en âge de comprendre
Qu’ c’est la faute à maman si elle sait pas s’y prendre,
Si elle fait plus l’affaire avec ses cinquante ans,
Si elle sait plus y faire, s’il est jamais content

Il faut comprendre ça lorsque l’on est adulte,
Comprendre que papa la frappe et puis l’insulte
Vous insulte la mère et frappe la maman
Et s’en aille pépère jouer les dom juan

Il faut comprendre ça lorsque l’on est un homme
Mais que j’ comprenne ou pas tout’ façon c’est tout comme
Et si c était maman qui s’ barrait aujourd’hui
Comme chez mon pote Bertrand qu’est c’ que j’ penserais de lui ?

La vie c’est pile ou face on gagne ou bien on perd
Le bonheur quelle farce à tous les coups on perd
L’amour n’est de saison que le temps d’une aurore
Le cul a ses raisons que la raison ignore

Ça sert à quoi d’aimer si c’est pour tout détruire
Ça sert à quoi d’aimer qui pourra me le dire
J’ai comme un goût amer tout au fond de la gorge
Un goût de fer et de verre qui me ronge et m’égorge

Ma pauvre maman qui pleure ma vie qui se déchire
Une seconde ou une heure ses larmes qui délirent
Et coulent dans ses yeux et roulent dans ma tête
Comme l’horrible essieu, Dieu j’entends la charrette

Je la vois dans le noir elle est là qui s’arrête
Un p’tit coup de rasoir et vive la charrette.

J’SUIS QU’UN VIEUX CAMIONNEUR


Coincé dans ma vieille berline
Moi je pense à Marilyn
J’ai sa photo sur mon cœur
Et dans le rétroviseur
Marie c’que t’es jolie
Tes lèvres couleur cerise
Collées sur mon pare-brise

J’suis qu’un vieux camionneur
J’fais la nique au bonheur

Depuis l’ temps qu’j’l’aime en secret
J’ai pas vu la vie passer
J’en ai grillé des relais
Avec elle à mes côtés
Marie c’que t’es jolie
Tes cheveux couleur citron
Collés sur le goudron

J’suis qu’un vieux camionneur
J’fais la nique au bonheur

Le soir quand dort Marilyn
J’mets la radio en sourdine
J’la regarde sans dire un mot
J’noie mon cœur dans la radio
Marie c’que t’es jolie
Tes yeux couleur de plaisir
Collés sur mon désir

J’suis qu’un vieux camionneur
J’fais la nique au bonheur
J’suis qu’un vieux camionneur
J’fais la nique au bonheur

Coincé dans mon vieux tracteur
J’pousse ma vie sur le compteur
Ça fait mal de vivre à deux
Quand on est seul j’me fais vieux
Marie c’est con la vie
Ton corps couleur d’évasion
Collé sur mon camion

J’suis qu’un vieux camionneur
J’fais la nique au bonheur
J’suis qu’un vieux camionneur
J’fais la nique au bonheur
J’suis qu’un vieux camionneur
J’fais la nique au bonheur

LA MAISON DU BONHEUR


Un jardin quatre murs
Un soleil doré comme un citron mûr
Ta chaleur blottie contre ma chaleur
Et ton cœur tout contre mon cœur

Tes yeux doux tes seins lourds
Mes mains nues couchées contre tes velours
Nos prénoms gravés au feutre en couleur
Sur ton cœur sur mon cœur

Ce serait la maison du bonheur
Même à fort loyer j’suis preneur
Il n’y aurait que toi contre moi
Et l’amour contre notre amour

Plus d’auto plus d’ciné
Rien qu’un rêve sur le bout de ton nez
Tes grains de beauté mon grain de folie
Et ta vie tout contre ma vie

Rien qu’un toit pour nous deux
Rien qu’une chambre avec vue sur tes yeux
Le chien qui dort et qui veille au bas du lit
Sur ta vie sur ma vie

Ce serait la maison du bonheur
Même à fort loyer j’suis preneur
Il n’y aurait que toi contre moi
Et l’amour contre notre amour

Un jardin sur la mer
Un chagrin jeté comme un fruit amer
Ta chaleur serrée contre ma chaleur
Et ton cœur tout contre mon cœur

Ce serait la maison du bonheur
Même à fort loyer j’suis preneur
Il n’y aurait que toi contre moi
Et l’amour contre notre amour

Ce serait la maison du bonheur
Même à fort loyer j’suis preneur
Il n’y aurait que toi contre moi
Et l’amour contre notre amour

MARTEAU PIQUEUR


L’ami j’me suis shooté pour rien
L’ami j’ai comme une crampe au cœur
À vouloir trop me faire du bien
J’me suicide au marteau piqueur
C’est pas qu’la société m’étouffe
Mais pour repartir à zéro
L’aurait fallu que je la bouffe
Et j’ai pas le ventre assez gros
L’ami c’est pour rien que j’me bute
Que je me suis dérangé la vie
Maintenant faut que je fasse la pute
Pour que s’effacent mes envies
Pas moyen d’me tirer d’affaire
Pas moyen de changer d’trottoir
Cette fois y a plus rien à faire
J’sens la mort qui s’pointe au parloir
L’ami, parle moi du bonheur
J’ai le corps plein de cris d’amour
Mais y a des trous noirs dans mon jour
Je me seringue au marteau piqueur

Dans la gueule du vent, la fièvre et le sang
La mort et la nuit, Ami à moi
Encore un peu de toi, viens couler dans mon cœur
Marteau piqueur marteau piqueur marteau piqueur
Dealer à la con, c’est de ton poison
Dealer à la con, donne-moi ton poison
Et laisse moi crever et va-t-en crever
Avec ton poison dealer à la con
Toi qu’es mon ami, oh tire moi d’ici
Ou tire toi d’ici, toi qu’es mon ami
J’ai mal dans ma peau, j’ai mal dans mon cœur
Marteau piqueur marteau piqueur marteau piqueur
J’ai mal dans mon ciel, j’ai mal dans mon sang
Y a l’feu au divan, j’ai mal dans ma vie
Donne-moi de la vie ou tire toi d’ici
Toi qu’es mon ami, j’ai mal dans ma tête
Et tu comprends rien, et tu comprends rien, j’ai mal dans mon rien
T’es qu’un mec en soie, ça crève dans ma joie
Marteau piqueur marteau piqueur marteau piqueur
Toi qu’es mon ami, oh tire moi d’ici
Ça s’casse dans mes yeux, pique moi nom de Dieu
Juste encore un peu, vas-y n’aie pas peur
Marteau piqueur marteau piqueur marteau piqueur

Y a plus d’saison dans ma tirelire
Y a plus d’braguette à mes tiroirs
Cette fois je vais apprendre à lire
En lettres d’or sur ma guitare
Y a du bleu dans tes yeux de Pâques
Y a du gris dans mes mots d’amour
Cette fois c’est le compte à rebours
Qui me caresse et qui me craque
L’ami je vais crever pour rien
Enfonce-toi bien ça dans la tête
J’ai plus mal, plus mal je suis bien
Tu peux t’en aller faire la quête
Et cent balles pour les p’tits drogués
Les p’tits biafrés, les p’tits esclaves
Comme ça t’as les mains qui se lavent
Et le cœur dans le porte-monnaie
Pardon l’ami je t’en veux pas
Mais j’ai de la pluie dans la bouche
Ça veut pas dire que je t’aime pas
Je t’ai dans ma vie qui se couche
Au fond de ma vieille tendresse
C’est toi que j’emporte dans mon cœur
Mais j’sens ma vie qui change d’adresse
Marteau piqueur marteau piqueur marteau piqueur

J’AI DE LA BOUE AU FOND DU CŒUR


Je me retrouve seul sous la pluie
J’ai l’air d’un con tu es partie
J’ai de la buée dans les yeux
Des gens ont l’air d’être amoureux
J’voudrais bien être comme eux
Moi mon cœur il est malheureux
Depuis que tu es loin de moi
Ça fait deux minutes je crois

Deux minutes ou bien deux mille ans
J’ai perdu la notion du temps
Des autos passent autour de moi
Elles m’éclaboussent à chaque fois
J’ai froid pourtant je reste là
Je ne sais plus très bien pourquoi
Comme un mendiant comme un rôdeur
J’ai de la boue au fond du cœur

Le monde est noir le monde est lourd
Lorsque l’on a le mal d’amour
Je n’ai plus rien à faire ici
Il faut que je rentre à Paris
Y a plus d’métro à cette heure-ci
J’ai pas d’quoi me payer un taxi, un taxi
Je crois que j’vais pieuter dehors
À moins qu’les flics m’embarquent encore
J’ai laissé mes papiers chez moi
Je les oublie à chaque fois
Il suffit que j’pense à toi
Et puis j’oublie n’importe quoi

Ce soir j’ai oublié mon cœur
Je l’ai laissé contre ton cœur
Ton cœur il m’a volé ma vie
Et sans rien dire il est parti
Je sais qu’il a trouvé ailleurs
Un autre amour un autre cœur
Un cœur qui m’a pris mon bonheur
Comme un salaud comme un voleur
Paraît qu’ça vaut pas l’coup d’souffrir
J’ai comme une envie de mourir

Souffrir c’est bon pour ceux qu’ont faim
Pour ceux qu’ont froid
Pour ceux qu’ont rien
Pour les malades et les paumés
Pour les ratés pour les camés
Pour ceux qui sont toujours derniers
Pour ceux qui sont abandonnés
Abandonnés, abandonnés

Il est déjà deux heures passées
Je suis miné je suis trempé
La nuit qui coule sur mon front
Me chante comme une chanson
Me promet d’autres illusions
D’autres amours d’autres frissons
Ça soulage et ça fait du bien
Mais les chansons ça sert à rien

Je me retrouve seul sous la pluie
J’ai l’air d’un con tu es partie
Je boirai bien un coup d’pinard
Le ciel est de plus en plus noir
L’ombre d’une fille sur le trottoir
Me fait de l’œil sans le savoir
Il me vient comme une drôle d’idée
Elle est jolie… mais j’suis fauché

Mais bon sang, qu’est-ce que j’ai ce soir
Ça tourne pas rond dans mon cafard
Je pense à tout je pense à rien
J’ai envie de partir très loin
Loin de la nuit loin du matin
Tiens ! Le réverbère s’est éteint
Y a plus d’lumière dans le secteur
J’ai de la boue au fond du cœur

J’AI VINGT ANS


J’ai vingt ans et le monde à prendre même si j’peux pas tout voir
Vingt ans et l’amour à apprendre même si j’crois tout savoir

Les vieux disent que j’ai de la chance
Que l’bonheur est là qui m’attend
Qu’à vingt ans rien n’a d’importance
Que la vie commence à vingt ans
Pourtant y’en a qu’on l’mal de vivre
Vingt ans et comme envie d’crever
Mais c’est peut-être parce qu’ils sont ivres
À force d’avoir trop rêvé

J’ai vingt ans et le monde à prendre même si j’peux pas tout voir
Vingt ans et l’amour à comprendre même si j’crois tout savoir

Foutre l’bordel dans ce vieux monde
C’est c’qu’y a d’mieux à faire et pourtant
Y a que l’écho qui nous réponde
Quand on veut se battre à vingt ans
Gueuler l’amour sur cette terre
C’est comme pisser dans un violon
Personne n’y trouvera rien à faire
À part faire dans ses pantalons

J’ai vingt ans et le monde à prendre même si j’peux pas tout voir
Vingt ans et l’amour à surprendre même si j’crois tout savoir

Pourtant pour que la vie soit belle
J’irai bousculer l’univers
Et mettre mes tripes rebelles
Sur ma guitare et sur mes vers
On ira casser la déprime
Et combler le manque d’amour
Que ce monde nous donne en prime
Avant qu’on nous donne le jour

J’ai vingt ans et le monde à prendre même si j’peux pas tout voir
Vingt ans et l’amour à répandre même si j’crois tout savoir

Je sais pas où la vie me mène
Et j’avoue que j’m’en fous un peu
L’essentiel c’est qu’elle soit bien pleine
Et tant pis si je vis pas vieux
Et que tout les gars de mon âge
Disent à ceux qui sont pas contents
Que c’est un péché d’être sage
Et qu’on les emmerde à vingt ans

Hey ! J’ai vingt ans et le monde à prendre même si j’peux pas tout voir
Vingt ans et l’amour à apprendre même si j’crois tout savoir
Vingt ans et l’amour à défendre avant qu’il soit trop tard

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