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FRANCIS LALANNE

FRANCIS LALANNE
Les Trois Oranges Bleues / Philips 1980.
Elle est toute seule - La plus belle fois qu'on m'a dit je t'aime - J'ai pas trouvé la fille qui me fermera les yeux - Voisin, mon frère - Celle qui m'a fait si mal - La plage - J'veux pas qu'on prenne mon fils - T'es marron.

ELLE EST TOUTE SEULE

Quand elle se regarde dans la glace
Y’a son sang qui se glace
Elle est trop grosse pour les copains
Malgré le régime sans pain
Elle a les cheveux trop gras
Et trop de duvet sur les bras
Elle se croit moche elle se croit cloche
Elle trouve ses yeux pas assez bleus
Elle en veut au bon Dieu

Elle est toute seule toute seule toute seule
Elle est toute seule

Ses p’tites copines ont toutes un mec
Qu’elles sortent le joint au bec
Elle ça la fait tousser d’fumer
Alors tu parles s’il faut s’camer
Mais elle veut bien s’droguer
Si ça peut l’aider à draguer
Elle se sent lourde elle se sent gourde
Tu sais dans le cœur ça lui fait comme une plaie
De pas faire c’qui lui plait

Elle est toute seule toute seule toute seule
Elle est toute seule

Avec ça y a les jours qui passent
Et toujours rien qui s’passe
Aucun amour à l’horizon
Ça pue le temps dans sa maison
Y a tant de filles comme elle
Qu’on méprise parce qu’elles sont pas belles
Et qui vieillissent et qui finissent pucelles
C’est dur pour une fille d’accepter
Ce genre d’absurdité

Elle est toute seule toute seule toute seule
Elle est toute seule

Pour qu’un jour elle se trouve jolie
Faudrait plus qu’on l’oublie
Faudrait qu’on l’aime à tout casser
Comme une nana papier glacé
Mais tout c’qu’elle a d’beauté se cogne à la publicité
Elle se trouve mal elle se trouve sale
Tu sais elle vit des amours magazines
Toute seule dans sa cuisine

Elle est toute seule toute seule toute seule
Toute seule elle est toute seule

LA PLUS BELLE FOIS QU’ON M’A DIT JE T’AIME

La plus belle fois qu’on m’a dit je t’aime
C’était un mec qui me l’a dit
La plus belle fois qu’on m’a dit je t’aime
C’était un mec qui me l’a dit

Il m’a pas regardé l’air grave et langoureux
Les pupilles bandées
Le biceps amoureux
L’ avait pas le regard
De ceux qu’ont rien dans l’coeur
Comme tous ces p’tits ringards
Qui jouent les grands tombeurs
Il m’a regardé simplement
Avec des yeux qui regardent vraiment
Pas de sourire et pas d’oeillade
Pas d’cinéma et pas d’aubade
Il m’a dit ça comme quand c’est vrai
Il m’a dit ça de mon plein gré
Avec un sourire qui pleure
Comme quand les coeurs sont pas à l’heure
J’me suis senti con ce jour-là
De pas savoir répondre à ça

La plus belle fois qu’on m’a dit je t’aime
C’était un mec qui me l’a dit
La plus belle fois qu’on m’a dit je t’aime
C’était un mec qui me l’a dit

Pendant qu’il m’regardait
Ça flanchait dans mes yeux
Et plus il m’regardait
Plus mon pouls sonnait creux
Le coeur comme un marteau
La tête comme un pourquoi
J’étais mal dans ma peau
Pourtant y avait pas de quoi
Pourtant il m’a pas fait du plat
Comme un mec avec une nana
J’ai fait celui qui veut rien entendre
J’ai fait celui qui veut pas comprendre
Et j’ai bredouillé quelques mots
Des trucs qui sonnaient un peu faux
Du style moi aussi je t’aime bien
Tout le monde ici tous les copains
J’me suis senti con ce jour-là
De pas être comme lui d’être comme moi

La plus belle fois qu’on m’a dit je t’aime
C’était un mec qui me l’a dit
La plus belle fois qu’on m’a dit je t’aime
C’était un mec qui me l’a dit

Il a souri tout bas
Juste avant de partir
On avait lui et moi
Plus grand chose à se dire
On s’est revu un jour
On s’est rien dit du tout
À chacun son amour
C’est pas le mien voila tout
Aimer les filles ou les garçons
Ouais aimer, c’est aimer de toute façon

Mais la plus belle fois qu’on m’a dit je t’aime
C’était un mec qui me l’a dit
La plus belle fois qu’on m’a dit je t’aime
C’était un mec

J’AI PAS TROUVE LA FILLE QUI ME FERMERA LES YEUX


J’ai pas trouvé la fille qui me fermera les yeux, qui me fermera les yeux
J’ai pas trouvé la fille qui me fermera les yeux, qui me fermera les yeux

Elle sera faite exprès pour moi
Comme je serai fait exprès pour elle
Elle sera pas comme je la vois
Mais je n’aurai d’yeux que pour elle
J’ai pas encore trouvé la fleur
Qui sera mon jardin secret
Sur le tableau noir de mon cœur
J’écrirai son nom à la craie

J’ai pas trouvé la fille qui me fermera les yeux, qui me fermera les yeux
J’ai pas trouvé la fille qui me fermera les yeux, qui me fermera les yeux

On fera plus gaffe aux autres gens
On pourra plus s’voir sans s’toucher
On aura juste assez d’argent
Pour pouvoir vivre bien caché
J’ai pas encore trouvé le corps
Qui me fera comme un aimant
Qui me collera jusqu’à la mort
Et que je quitterai en aimant

J’ai pas trouvé la fille qui me fermera les yeux, qui me fermera les yeux
J’ai pas trouvé la fille qui me fermera les yeux

Et quand je passerai l’autre vie
Elle sera là tout près de moi
Elle sourira devant mon lit
Pour me faire croire que j’mourrai pas
J’ai pas encore trouvé la femme
À qui j’dirai encore une fois
Au moment de rendre mon âme
« Viens-là que je ne vois que toi »

J’ai pas trouvé la fille qui me fermera les yeux, qui me fermera les yeux
J’ai pas trouvé la fille qui me fermera les yeux, qui me fermera les yeux…

VOISIN MON FRÈRE


Depuis qu’t’es loin voisin mon frère
L’hôpital pue comme la mort
Toi tu as franchi la rivière
Et manque un rêve à mon décor
Ma vie s’arrête au bout d’mon lit
Y a tout derrière et rien devant
Toi tu me racontais ta vie
Et j’existais en t’écoutant
Maintenant qu’t’es mort voisin mon frère
J’ai envie de crier au secours
Et de me coudre les paupières
Pour faire comme si j’t’avais toujours
Et moi je pleure
Parce que la mort c’est pas marrant parce que la mort c’est dégoûtant
Parce que la mort ça te prend tout ça te laisse comme une loque
Ça plonge ta vie dans la boue et ça te noie et ça te bloque
Ça te rend vieux ça te rend fou
Et moi je pleure
Même que le jour où je mourrai s’il est encore quelqu’un qui m’aime
Je voudrais qu’il vienne pleurer

Les docteurs m’ont tout pris de toi
Ils ont lavé tes couvertures
Quand t’es parti je savais pas
Qu’c’était pour la grande aventure
Ils t’ont fait franchir le couloir
Un soir pour qu’on le sache pas
Le lendemain dans ton tiroir
Y’avait plus que tes chocolats
Je savais pas le paravent
Pardonne-moi voisin mon frère
Mais quand ils mettront au suivant
J’t’imaginerai mourir derrière
Et moi je pleure
Parce que la mort c’est pas marrant parce que la mort c’est dégoûtant
Parce que la mort ça te prend tout ça te laisse comme une loque
Ça plonge ta vie dans la boue et ça te noie et ça te bloque
Ça te rend vieux ça te rend fou
Et moi je pleure
Même que le jour où je mourrai s’il est encore quelqu’un qui m’aime
Je voudrais qu’il vienne pleurer

Je cherche et je me dis tout l’temps
Je dis aux douces infirmières
Qui va remplacer maintenant
Mon ami mon voisin mon frère
Et si c’était un mec méchant
Qui n’me raconte jamais rien
Si y venait personne avant longtemps
Elles me disent qu’elles en savent rien
Et moi je suis seul et j’attends
Sans trop savoir voisin mon frère
Peut-être que ce s’ra moi le suivant
L’prochain à franchir la rivière
Et moi je pleure
Parce que la mort c’est pas marrant parce que la mort c’est dégoûtant
Parce que la mort ça te prend tout ça te laisse comme une loque
Ça plonge ta vie dans la boue et ça te noie et ça te bloque
Ça te rend vieux ça te rend fou
Et moi je pleure
Même que le jour où je mourrai s’il est encore quelqu’un qui m’aime
Je voudrais qu’il vienne pleurer
Même que le jour où je mourrai s’il est encore des gens qui m’aiment
Je voudrais qu’ils viennent pleurer

CELLE QUI M’A FAIT SI MAL


C’est pas une fille roulée
Comme celles qu’on voit à la télé
Comme celles qu’on voit sur les photos
Dans les kiosques à journaux
Quand elle marche sur le trottoir
Les hommes s’arrêtent pas pour la voir
Mais elle m’a fait si mal, si mal, si mal, si mal, si mal, si mal, si mal

Mes potes me disent, chaque fois,
Qu’est-ce que tu trouves à cette fille-là ?
Y comprennent pas que j’sois blessé
Depuis qu’elle m’a laissé
Sûr qu’ c’est pas la plus jolie des filles
Que j’ai eu dans ma vie
Mais elle m’a fait si mal, si mal, si mal, si mal, si mal, si mal, si mal

Faut dire qu’elle m’a donné
Son ventre pendant tant d’années
Que loin de son ventre, je suis
Comme loin de ma vie
J’ crois pas qu’elle se doutait, en partant
Qu’elle me prenait autant
Mais elle m’a fait si mal, si mal, si mal, si mal, si mal, si mal, si mal

On peut tout oublier,
Mais pas quelqu’un qu’on a aimé
Moi je l’aimais pourtant
Elle n’a pas voulu d’moi tout l’ temps
Notre histoire d’amour s’est finie
Comme tant d’autres histoires d’amour
Mais elle m’a fait si mal, si mal, si mal, si mal, si mal, si mal, si mal
Mais elle m’a fait si mal, si mal, si mal, si mal, si mal, si mal, si mal

LA PLAGE


Huit heures cinq je suis sur la plage
Le soleil dort encore dans son sac de couchage
J’suis seul avec le bruit des vagues
Avec le bruit du vent qui rêve et qui divague

Huit heures vingt-cinq comme d’habitude
La nénette au teckel étend sa solitude
Devant l’optimist amarré
À l’endroit où le sable est mouillé de marée

Huit heures trente c’est l’heure du footing matinal
Du barbu qu’est gardien du camping
Il est suivi par deux mésanges en slip rose
Elles passent pas d’habitude les temps changent

Et bien qu’j’sois tout près comme chaque jour
La nénette au teckel me dit même pas bonjour
Elle ouvre son roman policier quotidien
J’ai rien à foutre, est-ce qu’elle est mariée?

Huit heures quarante à moitié mort
C’est l’champion du wind surf qui s’dirige vers le bord
Avant qu’son machin soit hissé
On a l’temps d’voir venir il sera neuf heures passées

Et sur le sable juste à côté
D’la nénette au teckel y’a un cœur dessiné
R.F, ça fait Renée François
Pas République Française fin d’boum ça va de soi

Neuf heures moins le quart si j’m’écoutais
J’piquerais bien une petite tête pour m’refaire une santé
Mais j’attends qu’ils mettent les drapeaux
Des fois qu’on n’ait pas l’droit j’veux pas risquer ma peau

Décidément elle me plaît bien
La nénette au teckel si y avait pas son chien
Y’a une guêpe qui lui tourne autour
Saloperie de bestiole sûr qu’ça va être mon tour

Neuf heures moins cinq tennis en main
Le vieux play boy sur le retour fait son p’tit bout de chemin
Les lunettes à la Paul Newman
Pantalon de survêt et tee-shirt superman

Et bien qu’il ralentisse le pas
La nénette au teckel ne le regarde même pas
Avec son caniche troisième âge
L’air de rien il s’en fout il cueille des coquillages

Neuf heures l’mec au wind fait trempette
Tiens y’a l’institutrice qui passe en bicyclette
J’l’avais jamais vue en maillot
Pas mal la p’tite instit si y avait pas son vélo

Voile dans l’air voile dans l’eau devant
La nénette au teckel Mister wind cherche le vent
Mais d’ici qu’il se soit lancé
On a l’temps d’voir venir il sera dix heures passées

Neuf heures dix guitare sur le dos
V’là les zouaves d’aujourd’hui dans leur blue-jeans crado
Neuf heures vingt dans leur camionnette
C’est les flippés du self qui poursuivent une minette

Et planqué derrière le bateau
D’la nénette au teckel un mec prend des photos
Quelle merde ces plages c’est plein d’beatniks
Sans parler des capotes et des sacs en plastic

Bientôt dix heures et sur la plage
Le soleil est sorti de son sac de nuages
Les gens sortent avec le soleil
Et poussés par le vent les voiliers font pareil

Petit à p’tit en rang d’oignon
Les parasols en fleurs poussent comme des champignons
Et puis les drapeaux verts qui flottent
Et les crânes qui se frottent et qui flottent sur la flotte

Le type au wind a décollé
Attention les baigneurs dérapage contrôlé
Parée pour l’équipée sauvage
La colo s’fout à l’eau en gilet de sauvetage

Et les gosses qui empilent des pneus
Les fils de cerf-volant qui s’cassent et s’font des nœuds
Et puis la nénette au teckel
Qu’arrête pas d’bouquiner qu’en finit pas d’être belle

Et puis les bronzés de service
Qui font bisquer les blancs et les rouges écrevisses
Et puis la valse des torchons
La valse des nichons et celle des vieux cochons

Bientôt onze heures et sur le sable
Y’a plus d’place pour rêver sur les matelas gonflables
Bientôt onze heures il se fait tard
La nénette au polar s’barre avec son clébard

Onze heures moins cinq comme chaque matin
Un marchand de chouchous balade son baratin
Onze heures fini pour aujourd’hui
Plus d’nénette au teckel y’a trop d’monde je m’ennuie

J’VEUX PAS QU’ON PRENNE MON FILS


J’ai donné mon amour pour un jour faire un gosse
Si j’l’ai fait c’est pour moi pour lui mais pas pour vous
C’est pas demain que vos fusils vont lui chercher des crosses
C’est pas demain qu’il ira crever au garde-à-vous
Vous avez pas le droit de venir me prendre mon fils
Vous avez pas le droit de venir me prendre mon cri
Pour engraisser vos vautours
Touchez pas à mon amour

J’veux pas qu’on prenne mon fils pour qu’on l’emmène à la guerre
J’veux pas qu’on prenne mon fils
J’veux pas qu’on prenne mon fils pour qu’on l’emmène à la guerre
J’veux pas qu’on prenne mon fils

Mon fils, mon fils il a déjà une mère, et c’est pas la patrie
J’veux qu’il soit un homme libre et pas un p’tit soldat
Quand c’est pour votre fric, faut qu’on se tue à tout prix
La patrie m’a tout pris, mon fils elle l’aura pas
Passez votre chemin j’ai déjà donné
Passez votre chemin y a pas d’abonné
Au matricule demandé
Touchez pas à mon bébé

J’veux pas qu’on prenne mon fils pour qu’on l’emmène à la guerre
J’veux pas qu’on prenne mon fils
J’veux pas qu’on prenne mon fils pour qu’on l’emmène à la guerre
J’veux pas qu’on prenne mon fils

Laissez-le laissez-moi j’veux pas qu’on me l’emmène
Laissez-le laissez-moi mon fils il est à moi
Laissez-le laissez-moi j’veux pas qu’on me le prenne
J’veux pas qu’il soit tout seul ou qu’il meure avant moi
Rendez-le moi vous qui me l’avez pris
Rendez-le moi prenez plutôt ma vie
Ou c’est moi qui vous la prend
Touchez pas à mon enfant

J’veux pas qu’on prenne mon fils
J’veux pas qu’on prenne mon fils pour qu’on l’emmène à la guerre
J’veux pas qu’on prenne mon fils
J’veux pas… J’veux pas… J’veux pas…

T’ES MARRON

Tu te fais tous les militaires et les puceaux de tous les âges
Les femmes te mettent plus bas que terre les braves gens te crachent au visage
Y a des filles qui font le trottoir, toi tu fais les trains dans les gares
Tous les paumés du désespoir tu leur sers d’âme provisoire
Mais dans ton cœur qui est tout l’monde y a quelqu’chose qui rêve de partir
Et quand tu touches la mappemonde ça te fait comme du plaisir
Tu te dis qu’loin c’est différent qu’y a des tas d’hommes à rencontrer
Des mecs beaux comme dans les romans
Des mecs forts comme t’en as jamais

Mais comme pour s’tirer faut des ronds, t’es marron
Mais comme pour s’tirer faut des ronds, t’es marron

Alors tu fais tous les wagons qui sentent l’homme et les voyages
Et quand tu croises un vagabond ton corps lui prend ses paysages
Tu aimes les hommes pour c’qu’ils trimbalent de sueur et de noir sous les ongles
T’es comme une enfant de la balle qui ferait l’amour comme on jongle
Alors on te traite de tout on met d’la boue sur ta vertu
On te montre du doigt partout et tout le monde te dit « tu »
Un homme qui va de femme en femme on appelle ça un Dom Juan
Mais quand elle change d’homme une femme on appelle ça, tu sais comment

Mais comme tu l’fais pour pas un rond, t’es marron
Mais comme tu l’fais pour pas un rond, t’es marron

Les hommes t’ont jamais rien offert et les femmes te font pas d’cadeau
Toi, toi tu t’mêles pas de leurs affaires mais elles te vomissent dans le dos
Quand tu te mets du rouge sur les lèvres ça leur fout du sang dans les yeux
Parce que tu les blesses dans leurs rêves parce que t’as l’corps heureux
Elles sont jalouses de ton ventre elles sont jalouses de ta vie
Y a qu’dans ta vie privée qu’elles rentrent d’ailleurs p’t’être parce qu’elles en ont envie

Moi j’te dis ça parce qu’une nuit j’aurais tout fait pour qu’tu m’quittes plus
Même que lorsque tu es partie tu vois je t’en ai pas voulu
Parce que moi je sais qu’tes bras ils se referment jamais sur rien
Parce que j’suis sûr qu’tu partiras aussi loin qu’on peut partir loin
Un jour tu le feras ton voyage au bout du monde et de l’amour
Et ceux qui t’crachaient au visage ils seront coincés comme des balourds

Ce jour-là c’est ceux qui rest’ront qui seront marrons
Ce jour-là c’est ceux qui rest’ront qui seront marrons...

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