Francis & Francix ...

Francis Lalanne

Francis Lalanne

Francis est Francix

On le connaît pour sa musique, pour ses poèmes et ses livres. Francis Lalanne revient en tant qu’acteur dans “Asterix” où il s’autoparodie. Rencontre avec un Français d’origine mais belge de cœur.


"Octobre; et personne dehors que Moi sur la Grand-Place : au cœur de ma Ville de cœur, de la lune à peine Pleine, et de ma peine, comme un arbre Planté dans le cœur de mon cœur à Bruxelles…”
Cet extrait d’un poème écrit par Francis Lalanne à l’époque où il vivait sur la Grand-Place en dit long sur son attachement à notre pays et à sa capitale. “Je n’ai jamais été aussi heureux que durant les 7 ans où j’ai vécu à Bruxelles”, confie-t-il sans peine. Et quand on lui demande pourquoi il aime tant notre ville, il répond : “Le cœur bat sans raison, c’est une évidence”. Il décrit avec
tendresse et passion les lieux et les gens qu’il aime tant en Belgique : “Le Belge est humaniste, il privilégie toujours l’autre, la joie de vivre, la tolérance. Pour moi, les Belges sont des Français qui ont réussi !”

La poésie avant tout

Depuis près de 30 ans, Francis Lalanne est un personnage incontournable et atypique. Au-jourd’hui, c’est au cinéma qu’il revient dans Astérix où il joue une caricature de lui-même.
“C’est amusant de parodier sa propre caricature. C’était aussi un pied de nez aux médias qui ont voulu imposer cette caricature comme ma véritable personnalité. Dans Astérix, je tourne en dérision ce qu’il peut y avoir de plus caricatural en moi. C’est ça la liberté pour moi : pouvoir rire de soi-même.”
La carrière de Francis Lalanne est jalonnée de chansons marquantes comme “On se retrouvera”, de films, de livres et de poésie. Un artiste rêveur et créatif au talent éclectique. Et s’il devait n’en retenir qu’un, “ce serait la poésie, sans hésiter. C’est le premier que j’ai découvert, lorsque j’étais encore enfant. C’est celui qui est à la base de tout, le plus petit commun dénominateur.”
Outre son apparition dans le nouvel Astérix, l’année 2008 sera marquée par sa présence dans plusieurs films français, comme “Disco” avec Frank Dubosc, Gérard Depardieu et Samuel le Bihan. “C’était une volonté de revenir au cinéma parce que c’est un territoire intellectuel qui m’attire et qui correspond à mon univers. En tant qu’artiste on a parfois besoin de recul par rapport à ce que l’on donne de soi et le cinéma, par essence permet ce recul.”

Fuir les angoisses

Son acharnement au travail fait presque penser à une fuite, mais de quoi ?
“Chez moi tout naît de l’angoisse. Petit, j’étais un enfant très angoissé. Cette masse de travail c’est vrai que c’est un peu une façon de fuir mes angoisses et je m’interroge beaucoup par rapport à ça. Mais j’ai pu remarquer que le cinéma me fascine, c’est un art qui m’absorbe et qui parvient à m’apaiser.”
Un artiste tantôt rêveur et optimiste, tantôt grave et touchant, loin, finalement de la caricature que l’on connaissait de lui.


Francis L. en bref

Mon Stamcafé

Het Keldertje sur la Grand-Place à la table dans le coin en face de l’escalier.

Ma Tribu
Ma famille, mes enfants, ma mère, mon père même s’il n’est plus là, quelques copains mais pas forcément des personnes connues.
Ma tribu imaginaire, est composée de Tintin, du Capitaine Fracasse, le Chat Botté, Ivanhoé, la Vierge Marie, Calamity Jane, la reine de la Belle au Bois dormant et Alice au pays des merveilles.

Mes lieux
Les Galeries Royales, le Théâtre Royal où je rêve de jouer un jour, le Botanique, l’église du Sablon, j’aime beaucoup le centre-ville. Et puis allongé une nuit d’hiver au milieu de la Grand-Place c’est fantastique aussi.


Mon petit proust


Le principal trait de mon caractère :
l’obstination.

La qualité que je préfère chez les hommes :
la loyauté.

La qualité que je préfère chez les femmes :
la franchise.

Mon principal défaut :
l’inconstance.

Ma principale qualité :
la fidélité.

Mon rêve de bonheur :
revivre à Bruxelles, à l’endroit que j’ai quitté…

Ma devise :
“Mille douleurs pour un plaisir” et “Tout commence et tout commencera toujours”.

Mon hobby :
souffleur de verre.

Un film :
“All about Eve” de Joseph L. Mankiewicz, avec Bette Davis.

Une chanson :
“La mémoire et la mer” de Léo Ferré.

Mon refuge :
le bureau qu’habitent toutes mes figurines.

Ce que vous n’avez pas encore osé faire :
ne rien faire !



Sylvain Louis

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